MUSIQUE

MUSIQUE
J'ai envie de concerts, envie d'attendre des heures entières devant la salle, avec des amis à discuter, jouer aux cartes, spéculer sur la tenue des musiciens, draguer les autres fans, attendre sous la pluie, le soleil cuisant, la grêle ou la neige si il faut, envie d'espérer quand je vois une ombre passer sur scène, envie de foule compacte, tous ensemble, nous dans la masse, la masse en nous, envie de pogos, de hurlements, d'odeur de transpiration qui pénètre jusqu'au fond de l'âme, envie de sauts, de riffs de guitare, de solos de batterie, de chanteur(se) qui s'époumone, de pyrotechnie, de confettis, j'ai envie de crier comme une groupie pendant un gros silence pour entendre le reste de la foule me suivre, envie de balancer mes cheveux dans la tête des gens à coté de moi, envie de leur percer les tympans, j'ai envie de réussir à prendre de super photos alors que ca bouge de partout, envie de me sentir partir, défaillir, comme si j'allai mourir là au milieu de tous, le c½ur qui s'emballe, les jambes en coton, les mains qui tremblent, les oreilles qui sifflent, les pieds en feu, mais tenir encore, jusqu'au bout, aller au bout de soi-même, jusqu'à la dernière chanson, au dernier mot, à la dernière note, au dernier applaudissement, au dernier cri.




# Posté le mardi 10 mars 2009 16:05

La philo m'inspire, mais peut-être pas comme il faudrait...

Lame.
J'ai envie de lame. J'ai envie de sortir le paquet de lames de mon sac. J'ai envie de prendre une lame et de la retirer délicatement de son étui. J'ai envie de la voir refléter la lumière, j'ai envie de voir sa forme, ses courbes, ses arêtes, ses tranchants. J'ai envie de m'isoler avec cette lame, dans les toilettes, n'importe où où nous pouvons être tranquilles toutes les deux.
Alors je remonterai mes manches, je contemplerai mes bras zébrés de raies blanches, rouges, roses, violettes ou brunes, c'est selon. Je chercherai la parcelle de peau la plus vierge possible et je prendrai la lame. Doucement, placée entre mes doigts, je la poserai sur ma peau impure. J'appuierai et je tirerai ma main avec violence. Alors je verrai un gouffre s'ouvrir. Vide au départ. Puis il se remplira de sang. Tout doucement, le sang montera et quand le gouffre sera plein il se videra, le sang coulera sur mon bras et ira s'écraser sur le carrelage blanc, pluie rouge de ces instants funèbres. Une goutte. Deux gouttes. Trois gouttes. Et encore, et encore. Il pleuvra du sang et mon bras en sera le nuage éclaté. Et je recommencerai. Jusqu'au ce que je décide que c'est assez. Alors j'attendrai que la pluie cesse.
Je n'appellerai pas à l'aide. Je n'irai voir personne. Parce que personne n'y peut rien. Personne ne peut m'aider. Je suis seule. Seule avec Madame, seule avec ma lame, seule avec mes plaies, seule avec mon sang. Chaque cicatrice est une trace de solitude.
J'ai besoin de ces gouffres. Et ça, les gens ne le comprennent pas. Ils me prennent mes lames pour mon bien, me fouillent pour mon bien, me soignent pour mon bien, m'envoient aux urgences pour mon bien, font plein de choses pour mon supposé bien sans sembler s'apercevoir que j'ai mon mot à dire. Oh non, ils ne comprennent pas, ils ne cherchent même pas à comprendre que j'ai besoin de n'être que souffrance, douleur et sang pendant ces précieuses heures, ces précieuses minutes, ces précieuses secondes. Ils ne comprennent pas que je n'ai que ça pour dire. Chaque plaie est une phrase, chaque goutte de sang un mot. Je crie en silence mais je crie. Fort.
Ce n'est pas seulement du sang que je décharge. C'est de l'angoisse, du mal-être, du trop plein d'émotions, de sentiments, de vie. Je me vide de tout ca pour essayer d'avancer. Je le fait pour réussir à avancer. Je suis comme un marcheur qui doit prendre tous les cailloux qu'il trouve sur son chemin pour les mettre dans son sac. Au bout d'un moment le sac est trop lourd alors il faut qu'il le vide si il veut continuer à avancer. Et c'est par la plaie que je le fait.
Oui c'est dangereux. Je risque de perdre le contrôle, d'aller trop loin, je risque la mort. Je le sais tout ca. Je la ressens, la peur de la plaie trop profonde, la peur du sang trop abondant. Je fais des choses inconscientes en toute conscience et connaissance de cause. C'est comme un jeu. Je joue à la Mort
″Nous on s'endort, on se lève et puis on fait la Mort. Nous on essaye d'oublier le Mal qui nous reveille.″
C'est drôle comme jeu. Il y a plein de manières d'y jouer et pas vraiment de règles a part : Vas-y.
Il a la manière de la lame. Celle des médicaments aussi : on prend une surdose pour voir ce que ca fait. On passe la journée complètement stone, on dort 24h complètes ou on tombe dans le coma c'est selon. Parfois même on meurt. Ça veut dire qu'on a gagné.
C'est ca qui est drôle : ne pas savoir comment les choses vont finir, ne pas savoir ce qui va arriver.
En fait, je ne sais pas quoi faire de ma vie, alors je joue avec.
Et le pire c'est que j'ai conscience de l'absurdité de mes propos, de la dangerosité de mes actes, de ce paradoxe qui dit : pour me sentir vivre, j'essaie de mourir. Je le sais mais je continue quand même comme ca.
Peut-être parce que je m'en fou. Peut-être parque je cherche le déclic. Peut-être parce que je ne connais que cette manière de faire. Peut-être sans but.
Je ne veux pas vivre mais je ne veux pas mourir (encore) non plus. Alors en attendant je m'occupe comme je peux.
Ça met le chaos à l'intérieur, les ténèbres en bordel, des sacs de n½uds indénouables que j'emmêle un peu plus.
C'est drôle. C'est cynique. C'est dangereux. C'est fou.
C'est moi.
La philo m'inspire, mais peut-être pas comme il faudrait...

# Posté le jeudi 12 mars 2009 13:08

Modifié le jeudi 12 mars 2009 15:34


Il suffirait de briser mon silence
Pendant que mon eau s'écoule
Que j'admette enfin quand j'y repense
Que tout en moi se serre dans une boule

Sous l'or et le coton, mes larmes se recroquevillent
Pas un bruit, pas une craquelure sur l'enveloppe

Il suffirait que la maudite petite fille
Laisse son père partir en quelque sorte


J'ai manqué à jamais d'être là
Qui est celui qui porte ce crime ?
Soit forte et oublie ça
L'espace qui me sépare du clash est infime


Il suffirait simplement d'user l'écorce
De laisser gronder le séisme qui me tord
Mais mon corps, lasse, retombe et se désamorce
Dans une bousculade dont personne ne se sauve

Sous une peau bien propre et poudrée
Mon c½ur gonfle et s'emperlifie
Quand il saigne dans son carton lacéré
Eclatera, éclatera pas?

Je cherche l'antidote

J'ai manqué à jamais d'être là
Qui est celui qui porte ce crime ?
Soit forte et oublie ça
Une éternité, les yeux fermés
Qui m'envenime


J'ai manqué à jamais d'être là
Qui est...

J'ai manqué à jamais d'être là
Qui est celui qui porte ce crime ?
Soit forte et oubli ça
Les yeux fermés, une éternité


Je cherche l'antidote


mYpollyx - L'or & le coton

# Posté le dimanche 15 mars 2009 13:34

Modifié le mardi 24 mars 2009 09:31

Je me suis échouée sur les rivages du Néant.
Je ne suis plus qu'un lambeau d'esprit dans un corps.
Je pourrais tout aussi bien être morte.
Je lâche les commandes.
Ne vis plus que quand je saigne.
A vrai dire je n'en ai même plus la force ces derniers-jours.
J'erre à l'intérieur de moi-même.
Je ne cherche même pas quelque chose à quoi me raccrocher.
C'est comme ca, c'est tout. Comme 2+2=4
Le temps passe et j'attends.
Les gens passent et j'attends.
La musique passe et j'attends.
Les lignes passent et j'attends.
Je ne sais même pas ce que j'attends.
Mais je n'ai rien d'autre a faire.
Je me endormie dans Ses bras et Elle me berce.
Elle commande à ma place.
On attend toutes les deux.
On attend.
Elle sait se faire si tendre parfois. Si patiente.
Elle connait la récompense à la clé.
Et moi aussi...

# Posté le lundi 30 mars 2009 15:33

Modifié le lundi 30 mars 2009 15:44

Poison d'Avril

Revenir sur la terre ferme, même si ca fait mal.
Quitter les hauteurs. Sortir des hautes sphères où ils m'ont emmenée.
Je me suis laissée aller et je suis montée, encore et encore.
J'ai senti l'excitation me faire trembler, début du voyage.
L'attente, l'envie, le désir, le besoin. Commencer à partir. Ne plus arriver à former des phrases cohérentes. Quand plus rien n'a d'importance...
Puis le commencement.
La lumière qui baisse, la musique qui monte. Et les anges arrivent.
S'envoler, partir, s'élever dans la musique. Chaque note, un battement de c½ur. Chaque mot, un souffle d'air pur.
Monter, haut, très haut...
Pas assez de mots pour expliquer. Inexplicable. Il faut le vivre pour comprendre.
Pour arriver à comprendre à quel point on peut monter dans les cimes il faut etre tombé tellement bas et avoir senti ce souffle.
Cela aura duré 3 heures.
C'était bon. Chaque seconde de chaque minute de chaque heure est délicieuse. Les pieds meurtris, la chaleur étourdissante, le cou qui tire, la gorge qui brûle, tout cela fait parti du jeu. Ça ajoute surement au plaisir. Désagréments du voyage.
Cela aura duré 3 heures.
C'était bon.
Maintenant on redescend...


J'espère que vous avez compris que chaque cri, chaque saut, chaque bras levé, chaque mouvement de tête était un remerciement.
Et merci pour ces quelques secondes où nous n'étions que deux. Pas un merci de "groupie qui se lavera plus jamais la main ni le visage". Mais un merci d'ange aux ailes arrachées qui a pu voler le temps de quelques chansons.

# Posté le samedi 04 avril 2009 08:35

Modifié le dimanche 05 avril 2009 11:57

Vérité

Vérité
La vérité fait mal.
La vérité, on la cache, on la camoufle. Parce qu'elle est décevante, parce qu'elle est laide.
La vérité blesse, elle détruit tout sur son passage.
Tout le monde prétend vouloir la vérité. Tout le monde ment.
Personne ne veut de la vérité. Elle est trop dure à accepter.
La vérité on la glisse sous un tapis, on essaie de l'oublier.
Mais elle reste là, tellement présente, tellement destructrice.
Personne n'y peut rien. On ne peut pas l'éviter.
Un jour ou l'autre elle vous rattrape et vous tue sur place.

Ma vérité. Elle est moche, hideuse.
Ma vérité, c'est que je me balade toujours avec une lame sur moi.
Ma vérité, c'est que j'ai de quoi mourir dans un tiroir de ma chambre.
Ma vérité, c'est qu'il ne se passe un jour sans que je pense à me faire mal, pas un jour sans que je pense à mourir.
Ma vérité, c'est que j'ai envie de démissionner, de jeter l'éponge.
Ma vérité, c'est que je craque.
Ma vérité, c'est que je ne serais jamais assez forte.
Ma vérité, c'est que je suis mille morceaux qui sourient. Qui font semblant.
Mais derrière le masque, il y la vérité.
Elle est là, elle attend d'être révélée.
Elle ne sera pas déçue quand elle va éclater au grand jour.

# Posté le mardi 21 avril 2009 15:02

La vie est dure.
Bien trop dure parfois.
Alors on plie, on laisse tomber.
On voudrait tellement oublier qu'on existe.
Ce sentiment qu'on y arrivera jamais s'installe et prend de l'ampleur.
Jusqu'au moment où il finit par prendre toute la place.
On espère et on tombe.
Ca fait mal les chutes.
Et un jour on se relève.
On regarde vers le ciel et on voit les mains tendues vers soi.
Remonter est difficile mais on n'est pas seul.
On peut s'appuyer sur ces personnes qui vous tendent leur main.
Même si c'est dur. Même si le chemin est long.
L'arrivée en vaut la peine.
Courage petite soeur, courage petit coeur.

# Posté le mercredi 22 avril 2009 12:27

Modifié le jeudi 23 avril 2009 06:44

La fin?

Tout semble s'effondrer...
Plans macabres qui se dessinent.
Laissez-moi choisir la suite de l'histoire.
Laissez-moi partir sans regrets, sans remords.
Laissez-moi tomber, tomber et mourir, enfin libérée.
Laissez-moi écrire la fin de l'histoire comme je le veux.

# Posté le jeudi 30 avril 2009 07:14

Modifié le jeudi 30 avril 2009 14:50

Ca va mieux...?

# Posté le lundi 25 mai 2009 04:14

Record battu

Record battu
Tu cries en silence
Oubliée de l'innocence,
Tu écris sans cadence
Perdue dans le vide.
Larmes sur ta peau livide
Refusées par une Femme avide
De sang et de douleur.
Tu t'éloignes des couleurs,
Du jour et de sa chaleur,
Recluse à l'intérieur de ton néant,
Fermant les yeux, essayant
De ne pas penser à ce qui t'attend.

# Posté le lundi 01 juin 2009 11:03

Modifié le lundi 01 juin 2009 14:52