J'ai encore fait la conne, il faut toujours que je fasse la conne de toute façon...
Parce que c'est comme ça que je fonctionne.
Comment savoir si je vis sinon?
J'ai toujours donné l'apparence de quelqu'un "d'équilibré", "mure pour son age" mais à l'intérieur c'est le gros bordel, l'édifice tient par un semblant de fondations et des murs branlants. C'est tellement plus drôle! Tellement drôle de se demander comment je fais pour tenir et combien de temps encore. Tellement drôle de me regarder m'éfriter secondes après secondes, minutes après minutes, heures après heures, jours après jours, semaines après semaines, mois après mois, années après années...

Le jour où je comprendrais que, plus on monte, plus la chute est dure, faudra faire couler le champagne!
Je le savais pourtant, je le savais...
Je sais très bien que quand je passe deux semaines sans rien faire ça fini en carnage complet.
Peut-etre que ça me plait...
Oui, ça doit me plaire de saigner autant.
Ça me plait de me sentir en vie. Même si c'est dans la mort.
Peut-on vraiment appeler ça la vie dans ces cas-là?
Non, je ne crois pas.
Faut trouver un autre mot, un autre nom.
C'est plutôt de la survie. Ou non!
De la sousvie...
Et voila que j'invente des mots maintenant
Alors le carnage est pour ce soir, oui, c'est comme ça, point final.
Je le sais, alors pourquoi le cacher?
J'attends calmement.
Le calme avant la tempête, comme on dit.
Ce soir, j'irai me coucher comme tous les soirs en ayant pris soin d'avoir voler un nouveau rasoir.
Il me faut toujours une nouvelle lame pour ces soirées.
Comme programmée. Madame est aux commandes de sa gentille petite marionnette.
Et le rituel pourra commencer.
J'offrirai mes larmes et mon sang à Madame. Je m'offrirai complètement à Elle. Et Elle fera de mon corps ce qu'Elle voudra.
Je l'ai senti monté toute la semaine.
Monter, monter et j'attends le sommet pour tout laisser exploser.
C'est tellement plus drôle!

En fait ma vie est faite de montagnes russes et de contradictions.
C'est comme un jeu vidéo, sauf que là, après le Game Over, y'a pas de Try Again.
Tant pis.
Et je me complait dans ce désespoir, dans cette souffrance, dans ces larmes et ce sang.
J'ai même plus envie de chercher pourquoi.
C'est compliqué et ça me sert à rien.
Un an que je bosse sur toutes ces conneries et est-ce que je me sens mieux?
Et bah non, non, non, non, NON!
Madame continue de grandir et je continue de mourir. Je saigne et pleure encore plus. Je sombre de plus en plus vite. Il y a un an, des idées noires me passaient par la tête. Aujourd'hui, elles s'y sont bien installées.
Alors, à quoi bon franchement?
Je veux même pas penser à demain.
C'est un concept trop éloigné de moi.
J'ai tellement souffert en me rendant compte que les demains que j'avais imaginés ne s'étaient pas réalisés que j'ai même plus envie d'y penser.

Et revenons-en à ce beau samedi 8 novembre, jour béni.
Oups, je me suis ratée.
Est ce que je regrette de ne pas etre morte? Oh oui! Quand je me suis réveillée et que je me suis rendue compte que j'étais toujours là, en vie, j'ai cru qu'on venait de m'arracher mon âme. Pourquoi, merde, pourquoi?? J'aurai du prendre plus de médicaments mais d'après mes putains de calculs ça aurait dû marcher! Ah, oui parce que j'ai pas fait ça à la légère. Je me suis renseignée sur les médicaments efficaces, les doses toxiques... Et je me suis ratée!
Est-ce que je vais recommencer? Si on me met une pilule sous le nez et qu'on me dit "Avale et tu meurs" je la prend, c'est certain. Mais pour le moment je vais pas repartir à chasse aux médocs. Je vais continuer pour un temps indéfini à sousvivre et à jouer avec mon semblant de vie.
En plus maintenant j'ai tout mon temps pour m'amuser avec.

Ma nouvelle clinique est très belle, un vrai château.
J'aimerai tellement errer la nuit dans le parc, pieds nus, vêtue d'une robe blanche en lambeaux et tachée de sang, de mon sang, les bras ouverts, des traces de maquillage noir coulant sur mes joues, les yeux vides, avançant seulement, les loups hurlant dans le bois.
Inhabitée. Désertée.

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 09:26

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 16:18

Je ne vous dirai ni bonne année, ni meilleurs v½ux, ni bonne santé et toutes ces conneries.
Beurk beurk beurk les fêtes de fin d'année.
Tout le monde il est content, tout le monde il rit, tout le monde il fait la fête, tout le monde il danse, tout le monde il s'envoi des SMS, tout le monde il boit du champagne, tout le monde il est beau !
Moi mon réveillon je l'ai passé à l'hôpital à lire du Baudelaire, ami des longues soirées solitaires où je veux arrêter de tourner avec le monde, ne serait-ce que pour quelques heures. Pause. Eject ?

Je ne vous dirai ni bonne année, ni meilleurs v½ux, ni bonne santé et toutes ces conneries.
Parce que ca ne sert à rien. Comme si parce qu'on passe en 2009 le monde allait être meilleur. Pff... A ce niveau là c'est même plus de la naïveté. A coté des gens qui y croient je trouve que même Candide est un septique. En 2009 les hommes s'entretueront toujours, ils mourront toujours de faim, les enfants seront toujours des esclaves, on fermera toujours les yeux et on donnera 10 centimes a un SDF pour se donner bonne conscience. Moi j'espérerais toujours ne pas me réveiller en allant me coucher le soir, je maudirais toujours la vie tous les matins où j'ouvrirai les yeux, je saignerais toujours, toujours, toujours, toujours, TOUJOURS!

Je ne vous dirai ni bonne année, ni meilleurs v½ux, ni bonne santé et toutes ces conneries.
Mais Baudelaire va vous dire quelque chose.
« C'était l'explosion du nouvel an : chaos de boue et de neige, traversé de mille carrosses, étincelant de joujoux et de bonbons, grouillant de cupidités et de désespoirs, délire officiel d'une grande ville fait pour troubler le cerveau du solitaire le plus fort.
[...] un beau monsieur ganté, verni, cruellement cravaté et emprisonné dans des habits tous neufs s'inclina cérémonieusement [...] « Je vous la souhaite bonne et heureuse ! » puis se retourna vers je ne sais quels camarades [...] comme pour les prier d'ajouter leur approbation à son contentement.
Pour moi, je fus pris subitement d'une incommensurable rage contre ce magnifique imbécile, qui me parut concentrer en lui tout l'esprit de la France. »


Mais je ne prétend pas au dessus de tout ca. C'est ca qui me dégoute le plus. Je suis comme tout le monde. Je vais claquer tout le fric que j'ai eu à Noël dans des fringues dont je n'ai pas besoin, je vais aller chez le coiffeur pour changer de couleur de cheveux, je vais aller bouffer du McDo, je vais me maquiller, je vais etre superficielle. Je vais bouffer le strict minimum et me faire vomir si je mange du chocolat, je vais me tailler sous la douche et regarder le sang gicler le sourire aux lèvres, je vais faire du mal à ma famille, je vais etre inconsciente. Je vais sortir 3 jours avec un mec, 1 semaine avec un autre, dire "je t'aime" à tout va, les laisser m'appeler "ma puce" et laisser leurs mains aller où elles veulent, je vais embrasser des mecs dont je ne connais pas le nom, des filles et meme des gays, je vais aller à des fêtes avec des ""amis"" et boire de la vodka à la place de mon cocktail "nozinan / théralène / tercian", je vais etre une pute.
Je vais etre une pute superficielle et inconsciente. Et ca va me plaire.

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 08:33

Modifié le dimanche 04 janvier 2009 09:13

Donner des nouvelles...
Ça va, ca va pas, ca va, ca va pas...
On m'a diagnostiquer borderline et maintenant le psy me parle de trouble bipolaire.
Génial!
Avec tout le jargon psychiatrique qui va avec évidement...
Trouble de la personnalité limite, hypomanie, cyclothymie... Blah blah blah
On me fait remplir des questionnaires, pleins de questionnaires.
On me fait avaler des pilules, des gélules, des comprimés, des gouttes.
On me prend ma lame, On me me désinfecte, l'eau oxygénée mousse comme sous la douche, on me met des sutures autocollantes et de la tulle grasse, on me bande et rebelotte.
Je peux pas tendre les bras, j'ai mal, mal, j'ai envie de tout arracher, de me déchiqueter les bras.

J'écris beaucoup... La plupart du temps ca veux pas dire grand chose, mais y'a certains textes que je garde précieusement. A ce qu'il parait j'écris bien... J'en sais rien, j'écris c'est tout.

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 08:16

1: JE FAIS QUOI?

1: JE FAIS QUOI?
Il y a un moment où je suis descendue tellement bas que je ne pourrais surement jamais vraiment remonter. Je me sens tellement loin de ce à quoi on s'attend de moi. Il faut que je pense à après, à ce que je veux faire, à qui je veux devenir. Ça me parait tellement abstrait. J'essaie d'y réfléchir mais ça bloque et résultat, je me sens encore plus perdue.
A quoi bon? A chaque fois que j'ai réussi à remonter je suis tombée encore plus bas. Combien de fois ai-je arrêter de saigner plusieurs semaines où j'ai lutté tous les soirs pour finir par inonder le lavabo de sang? Combien de fois ai-je cru que mon père aller changer pour me prendre la réalité dans la gueule le lendemain? Combien de jours ai-je passer à sourire pour ensuite passer la nuit à pleurer?
Je ne sais pas pourquoi ca bloque... Ou alors je ne veux pas le savoir... Peut etre que je ne veux pas vraiment m'en sortir. A trop me complaire dans l'état où je suis j'ai oublié comment on fait pour aller bien... Ou alors je ne veux pas m'en souvenir...
Oh super! Un nouveau sac de n½uds...
Et là maintenant je fais quoi? Je déchire la feuille pour ne plus y penser ou j'essaie encore pour finir par péter un câble? A quoi bon s'acharner?
Cioran à dit: "Qu'importe que je me tourmente, que je souffre ou que je pense...". Il a raison. (Oui, parce que si je lisait des romans à l'eau de rose ca se saurait...)
Alors qu'est ce que j'attends pour me foutre en l'air? Qu'est ce que j'attends pour me pendre à un drap, qu'est ce que j'attends pour me jeter dans le vide, qu'est ce que j'attends pour m'éclater la tête comme une vitre?
Oh mais non! C'est plus drôle de me voir dans cet état là!
(On dirait que M. Sinisme a décidé de s'installer dans le voisinage)
Peut etre que le pire dans tout ca c'est qu'a la place de pleurer je souris en y pensant... D'un sourire noir et sinique... Un espèce d'auto-sadisme. Comme si il y avait moi n°1 qui fait et moi n°2 qui subit.
En plus je raconte n'importe quoi... Non mais tu te racontes des conneries que t'écris???
De toute façon ca ne m'aide pas à savoir ce que je vais bien pouvoir faire... J'ai envie de rien...
Le vide... Tout, mais pas le vide... N'importe quoi... Je préfère aller mal. Aller mal c'est etre au fond du gouffre mais le vide c'est un gouffre sans fond... Alors plutôt que le néant je préfère aller mal. Au début je comblais ce vide avec du sang, toujours plus de sang... Mais ca marche de moins en moins, il en faut toujours plus, encore, encore!
On en revient à "Que vais-je faire maintenant?".
J'avance vachement dis donc! C'est limite du sprint à ce niveau là... Fait gaffe à pas de tordre un neurone! (M. Sinisme, le retour...)
Tout ce que je raconte est creux... Comme un vieux de tronc. De toute façon que peut-on construire avec du bois pourri?
Je veux pas le vide, j'arrive pas aller bien et je ne supporterai pas encore longtemps de rester au fond du gouffre. Ça laisse pas des millions de possibilités...
J'aimerai etre folle. Une folle heureuse, qui ne comprend rien et qui s'en fou parce son monde n'a pas besoin d'explications. Ça serait bien... Ne plus penser...
Ou alors j'aimerai m'endormir avec la musique qui me murmure "Pourquoi devons -nous vivre dans la peur? Demain est déjà si sombre et si froid. Çà prend possession de moi, j'en suis malade. Quel chemin prendre quand il n'y a nulle part où aller?"
M'endormir et ne pas me réveiller...

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 08:48

2: NOTHING AT ALL

Le vide...
Le Néant... Rien...
Un grand rien qui prend toute la place.
Trop de rien. Juste trop... Le vide prend trop de la place...
Comme un gouffre sans fond, qui descend, descend, dans les entrailles de la noirceur.

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 08:52

3: TOI...

Mais qu'es-Tu exactement?
Une partie de moi que je refuse d'accepter? Le vide laissé par mon père qui s'est comblé comme il a pu? Une personnification de la souffrance? Une excuse pour ne pas assumer ce que je suis devenue? Une seconde personnalité? La mort?
Oh, j'aimerai savoir ce que Tu es vraiment, comment Tu as fait pour devenir si forte, pour prendre autant de place. Comment Tu fais pour toujours trouver les mots justes, avec le bon ton, au bon moment pour me faire craquer...
J'aimerais connaitre Ton point faible, savoir si ca vaut la peine que je me batte.
Mais je sais très bien que mes questions resterons sans réponses...
Les seules choses que j'ai le droit de savoir c'est que Tu T'appelles Madame, que Tu es forte, que Tu es sombre comme un morceau de ciel sans étoile et que peu à peu Tu m'étouffes avec. Je sais que Tu te nourris de souffrance et de sang, que Ton appétit est de plus en plus féroce. Je sais que plus je meurt, plus Tu vis, Plus Tu vis, plus je meurt. Je sais que Tu es là sans arrêt, avec moi a chaque seconde qui passe. Je peux Te sentir. Comme un vent de ténèbres qui m'enveloppe.
Ja sais aussi que je n'ai le droit de parler de Toi qu'aux gens qui sont sous Ton influence.
Tu es les premières ténèbres. Tu as éclaté en millions de grains d'obscurité et Tu T'es incrustée dans chaque être, où Tu attends le bon moment pour Te montrer. Tu es dans la chair, dans le sang, dans les nerfs. Tu attends une opportunité pour T'imposer, Tu attends de la nourriture pour grandir.
Un parasite...

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 09:05

Modifié le lundi 27 avril 2009 15:35

4: JE VOUS AIME...

4: JE VOUS AIME...
Je me réveille un matin et rien.
Pas envie de se lever, pas envie de rester au lit.
Pas chaud, pas froid, pas faim, pas soif.
Pas envie de sortir, pas envie de rester dedans.
Les gens passent, on apporte le petit déjeuner, on me donne le comprimé bonheur, on vient faire le ménage mais je ne suis pas là. Je suis absente, ailleurs, n'importe où, nulle part...
Alors j'attrape une feuille et un stylo. Je commence à écrire mais c'est comme si quelqu'un d'autre écrivait.
Moi je suis égarée, effacée.
Des gens rient dans le couloir. Ils ont de la chance de ressentir quelque chose. Ce que j'aimerai ressentir quelque chose, n'importe quoi. Tout sauf rien. C'est comme si j'errai à l'intérieur de mon néant. Je chercher tellement quelque chose que je me satisferait du moindre grain de poussière d'émotion.
Je sens Madame dans chacune de mes cellules, dans chaque veine, chaque organe, chaque nerf, chaque battement de coeur. Elle m'emplit et me vide en meme temps. Ma tête est lourde, ma gorge nouée. Je L'entends, je La sens, partout et nulle part, si pleine et si vide, j'ai oublié d'essayer de me battre...
Je n'ai même pas envie de saigner, pas pour le moment. Attends encore un peu, ce ne sera que meilleur.
J'obéis. Plus rien n'a d'importance maintenant.
Ça fait bien longtemps que je n'ai pas senti la fraicheur des larmes. Je n'y ai plus droit. Trop facile, pas assez douloureux, je ne le mérite pas.
Non, je dois etre éc½urée par l'odeur prenante du sang, je dois en avoir plein les bras, plein les mains. Je dois me baisser pour essuyer les gouttes tombées par terre et nettoyer le sang coagulé dans le lavabo. Je dois cacher les taches de sang des plaies réouvertes pendant la nuit sur les draps. Je dois me mordre les lèvres et fermer les yeux si fort sous la douche. Je dois avoir honte de les voir me soigner, désinfecter mes gouffres, bander mon corps en charpie. Et c'est ce qui se passe.
Tu es seule, tu sais, si seule. Tu n'es rien à l'intérieur de Moi. Pauvre petite chose blessée qui attend Ma grâce. Plus tu montes, plus ta chute sera dure, comme des vagues. Et qui est ce qui te récupère quand tu chutes? C'est Moi, c'est dans Mes bras que tu retombes, c'est contre Moi que tu te blottis, c'est Moi que tu supplies de t'aider à oublier. Alors arrête de croire qu'elles peuvent t'aider, elles sont tellement insignifiantes face à Moi. C'est Moi qui t'aimes le plus fort. MOI!
Je voudrais m'étendre dans un champs de roses de néant, souiller le sol avec mon sang pour qu'on gouffre s'ouvre sous moi et me laisser tomber, fermer les yeux et oublier, ignorer les mains qui se tendent et m'écraser au centre de rien, me briser en millions de grains de poussière puis être emportée par le vent au delà des étoiles.
Je voudrais être lavée de tout ce qui m'a sali, lavée des coups, lavée des regards, lavée des mots, lavée du sang, lavée du sperme. Parce que l'eau n'efface qu'en surface, tout reste incrusté.
Je voudrais que tout soit fini, enfin terminé, je voudrais retrouver la sérénité de ce soir où j'ai vraiment cru que j'allai partir.
Je voudrais que chaque seconde ressemble à ces journées d'espoir et d'amitié, où l'on parlait, on riait, où on pouvait tout se dire.
Je ne veux que des choses impossibles...
Je pourrais commencer par me fixer des objectifs réalisables, mais non. C'est tout ou rien, quitte ou double. Et dans mon cas c'est surtout rien...
On espère, on y croit, on s'accroche mais on sait très bien que ce n'est que pour mieux retomber. Malgré tout, on recommence, encore et encore, la chute est à chaque fois plus brutale, mais ca n'a pas d'importance. Plus rien n'a d'importance.
On oublie de faire attention. On se détruit. On se taille de plus en plus profond, on risque de toucher une veine importante, on risque de perdre le contrôle, on risque l'infection, on sait très bien que ca laissera d'immondes cicatrices qu'il faudra cacher. On avale des médocs, on sait que c'est dangereux, on essai de se tuer, on fait du mal à ceux qui nous aiment.
On sait tout ça mais tout est tellement mieux que le vide...

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 09:36

J'ai promis...
Reste à savoir si je vais tenir.
Il faut que je tienne, je le sais...
Mais l'attrait du sang, l'attrait de la douleur...
Tu ne peux pas toujours être la plus forte, non ? ...
Parfois, il faut que Tu sois vaincue, juste une toute petite fois...
Laisse-moi juste une toute petite victoire, une seule, c'est tout ce que je demande.
Laisse-moi y croire juste pour une petite journée, laisse-moi penser que je peux Te battre si j'essaie...
J'en ai rompu des promesses, des dizaines, des centaines, mais je ne veux pas, je ne peux pas rompre celle-là...
Tu sais j'ai promis sur quelque chose de fort, quelque chose qui doit tenir, sinon je m'écroule avec alors,
s'il Te plait...
Pourtant tu en as tellement envie, tellement. Tu le sens au fond de toi et tu t'imagines déjà prenant ces
belles lames tranchantes...

S'il Te plait... Je T'en supplie... Juste une toute petite fois... Pas cette promesse là... Tout mais pas celle- là...
S'il Te plait...
Et pourquoi Je ferais ca ? Pourquoi je te laisserais M'échapper volontairement ? Tu me prends pour qui ?
Tu sais très bien que je ne T'échapperais pas comme ca, alors laisse-moi...
Ne me guide pas vers le garage, ne me fais pas ouvrir la boite...
Tu en a envie... On en a tellement envie...
La peau qui se déchire...
La douleur...
Le sang...

# Posté le dimanche 08 février 2009 08:40

La souffrance est la forme la plus pure de création qu'il soit. [Cioran]

La souffrance est la forme la plus pure de création qu'il soit. [Cioran]




Enlace-moi dans Tes lacets, Tes laçages,
A
ttache-moi dans Tes corsets, Tes corsages
Place-Toi dans mes plaies, mes carnages,
Délace-Toi dans mon bain de sang.

L
igote-moi sous Tes bandes, Tes bandages,
Arrache-moi à leurs conseils, leurs adages,
I
nstalle-Toi dans mes secrets, mes barrages,
Allonge-Toi dans mes gouffres sans fond.

Et je Te rendrai hommage,
Seule au fond de ma cage,
T
e demanderai pardon.

E
t j'ouvrirai un passage,
U
ne place pour Ton ancrage,
Bien à l'abri de leur vents.




Arrêter de penser.
Arrêter de chercher.
Arrêter d'espérer.
Arrêter de rêver.
Arrêter d'écouter.
Arrêter de crier.
Arrêter...

Pause.Stop.Eject.SILENCE

Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à pleurer?
Ça fait des semaines que je ne pleure plus.
En fait, quand j'ai envie de pleurer, je ris...
Ça doit etre nerveux.
Quand je suis angoissée, je ris.
Quand je me sens triste, je ris.
Quand je me scarifie, je ris.
D'un rire sinique, c'est vrai.
Mais je ris...
En fait, je ne sais plus que saigner...
Alors, on ne peut pas me demander d'arrêter.
Parce que sinon je n'ai plus rien.
J'étais tellement vide à un moment que je me suis construite avec ce que j'avais.
C'est à dire, la souffrance...
Je ne suis que souffrance et douleur.
Je ne suis que sang et cicatrices.
Je ne suis que pleurs sans larmes.
J'aimerai n'être que poussière...

C'est vrai, je me cherche des excuses. Je m'en rend bien compte. C'est tellement facile d'aller mal. Beaucoup plus facile que d'aller bien. Aller laissez-moi aller mal. Laissez-moi me détruire. C'est mon avenir que je laisse s'effondrer. C'est mon corps que j'abime. C'est mes amis que je perds. Pourquoi ne me laissez-vous pas m'enfoncer?
Tuez-moi ou laissez -moi

# Posté le dimanche 15 février 2009 05:38

Modifié le samedi 21 février 2009 10:02

J'écris. Ou plutôt j'essaie d'écrire.
Mais ca donne rien, rien, rien.
Les mots pour expliquer n'existent pas.
Et je suis sensée parler, dire, verbaliser, expliquer...
Comment suis-je sensée faire alors que je n'arrive pas à trouver les mots?
Comment je leur montre que ca va pas sans gouffres?
Comment je leur montre ce qui va pas sans lavabo maculé?
La seule solution que j'ai n'ai pas la bonne apparemment.
Non, il faut que j'arrête de tout faire sortir par là, parce que c'est "dangereux pour moi".
Oui, je sais que si je m'était fait cette entaille ne serait-ce que 5 cm plus haut je me serai coupé une veine importante.
Je sais que j'ai failli me trancher un ligament, je sais qu'on m'a pas fait 22 points pour rien.
Je sais tout ca, JE SAIS!
Mais je n'ai que ca pour le dire!
Et, en fait, maintenant je ne l'ai meme plus.
J'ai perdu cette complicité avec la lame, avec Madame.
Il faut qu'on se redécouvre toutes les deux.
Nous avons été trop intimes, il faut recommencer les choses du début.
Se réapprendre. Comme deux amies qui seraient allées trop loin et qui doivent réapprendre à se connaitre.
Oui putain, Elle me manque. Je n'aurai jamais penser dire ca mais Elle me manque.
Ses doux murmures plein d'amour me manquent.
Ses bras protecteurs me manquent.
Sa compréhension me manque.
Je sais que je devrait profiter de ce moment d'éloignement pour fuir mais je ne veux pas...
Madame, reviens moi...

# Posté le dimanche 01 mars 2009 07:38