J'aime ta peau si blanche
J'aime ton contact aussi froid que la glace
Et j'aime chaque simple larme que tu verses
J'aime juste la manière dont tu perds ta vie

J'adore le désespoir dans tes yeux
J'adore tes lèvres une fois rouges comme le vin
E
t je meurs d'envie pour ton parfum qui me donne des frissons
J'aime juste la manière dont ta vie s'écoule




Il me hante.
Il hante ma vie, mon coeur, mes pensées, mon âme, mes rêves.
Il est partout, lui qui n'a jamais était là.
Et je pleure quand il me laisse un message.
Et je pleure quand ma mère me demande si je veux lui parler.
Et je pleure quand je pense à lui.
Et je pleure quand je pense à tout ce que j'ai fait pour lui plaire.
Et je pleure, je pleure, je pleure.
A croire que je sais faire que ça.
Pleurer, me plaindre et saigner.
Tiens ca fait 11 jours... Putain ce que j'en ai envie...
Mais je ne le ferai pas. Ou alors pas beaucoup.
Et quand il fera froid je ferai une orgie de sang, pas pour me punir mais pour me faire plaisir.
Du sang partout!
Plein mes fringues, plein mon carrelage, plein mes draps, plein mes bras, plein mon visage, plein mes cheveux.
Partout...
Passer la nuit dans le sang...
Et Madame sera contente. Et je serai contente.
Pour une soirée au moins. C'est mieux que rien non?
Pensées morbides, envies morbides, besoins morbides, plaisirs morbides.
Mais en attendant, je vais devoir supporter le néant.
Ce néant qui me fait peur avant parce que je sais que ca veut dire que je vais devoir le faire.
Ce néant qui me soulage après, comme une récompense.
Ne plus penser.
Juste un gouffre. Juste l'obscurité. Juste rien.

# Posté le mardi 26 août 2008 14:39

Modifié le lundi 20 octobre 2008 02:14

Oh, my precious sister...

Oh, my precious sister...
Je ne t'oublierai pas...
Jamais, tu m'entends. Jamais...
Comme si je pouvais t'oublier...

# Posté le lundi 01 septembre 2008 17:01

Est ce que ca serait vraiment grave si je partais?
Je
veux dire, je manquerai surement à des gens.
C
ertaines personnes seraient tristes un moment.
Et puis je ne deviendrais plus qu'un souvenir.
U
n vieux souvenir.
Une
fille de 17 ans qui a fichu sa vie en l'air.
Q
ui faisait du mal aux autres pour se blesser.
Q
ui saignait égoïstement.
Qui
avait une gentille amie imaginaire qui disait-elle lui bouffait l'esprit.
Une fille qui n'a pas su se battre. Ou alors qui ne le ritait pas. Ou qui ne le voulais pas...
Qui a
ccumulait les médicaments dans un tiroir, juste au cas où...
Qui
parlait aux chats dans son jardin.
Une fille qui piquait des crises de colère incontrôlables sans raison.
Qu
i se mettait à pleurer et partait en courant dans sa chambre en plein milieu des repas.
Et
si le seul moyen d'être sur qu'on est en vie c'était la mort?
Qu
and le sang ne suffit plus, on fait quoi?
On at
tend... Mais quoi?
Le c
ourage, la force, l'espoir, la lumière ?
Et si il était tant d'arrêter de faire semblant?
Ma p
sence dans leur coeur et dans leur tête s'évaporera.
Co
mme la rosée du matin quand le soleil devient trop chaud...

# Posté le mercredi 17 septembre 2008 09:48

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 04:44

Je vais mieux, je vais même bien.
Ma mère me trouve mieux, ma psy aussi et moi de même.
Wahou...
Qui est ce qui a poser le trampoline au sous-sol "Je compte les médocs"?
C'est bizarre quand même, parce que le soir, quand je repense à ma journée, je pleure.
Parce que je me sens coupable. Crime: bonheur.
Non, Melody n'a pas le droit d'être heureuse, c'est comme ca. C'est la vie. Point.
Cette salle petite égoïste veut disparaitre du monde?
Et bah non, rien que pour l'emmerder, on va la faire rire et la faire se sentir mal après.
C'est tellement plus rigolo.
Elle crois que si elle répond pas aux SMS, ni au téléphone, qu'elle fait semblant de ne pas entendre elle va disparaitre?
Qu'elle est conne! C'est encore plus drôle!
Alors, Melody elle va etre heureuse jusqu'à ce que la culpabilité la bouffe entièrement.
Et alors peut-etre qu'elle aura le droit de disparaitre.

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 16:04

Modifié le lundi 20 octobre 2008 02:13

"T'as vu ça Madame? Un retour en pleine gueule, en plein dans ma gueule, dans la Tienne aussi. Mais Toi, ça Te fais plaisir, ça Te fait du bien, n'est ce pas? Bien sur que oui. Je peux presque T'entendre rire. Un rire de satisfaction, de plaisir, un désir assouvi (arrête de penser à ce cours débile de merde, ferme tes oreilles).
Tu crois que je deviens schizo ? Genre, moi 1 qui vais bien et moi 2 qui vais mal... Ou c'est un bonheur placebo ce qu'il m'arrive de ressentir parfois ? (médicaments, médicaments... avec une grande bouteille d'eau pour pouvoir tout avaler..). Tu sais, depuis 2 semaines je n'ai pas saigné. Je me suis pincée, mordue, frappée mais pas coupée. Je suis tellement horrible (un monstre comme lui) que je n'ai même pas envie de m'apporter le soulagement du sang. Mais il ne faudrait pas que ca dure trop longtemps, n'est ce pas ?
Démonter, casser, bruler. Ils sont chiants ceux là. En plus je crois bien que c'est le dernier (celles que tu as sont trop dures à tenir, trop petites, pas assez aiguisées...). Il fait 2 ou 3 ? De toute façon va falloir en racheter (trouver où elle a caché les vieux médocs. Tu espères, Elle espère qu'elle les a gardés même si tu n'en prends plus...) (relève pas la tête, écris merde. On s'en fou de ce qu'elle raconte) (BAISSE LA TÊTE) (TU LE FAIS EXPRÈS HEIN ?? PETITE CONNE !).
3 personnes à l'intérieur. La victime, Le bourreau et le juge. Ou plutôt la victime, le père et Madame. Celui qui engueule, Celle qui aime, et celle qui subit (que ce que tu mérites...) (Faut que tu te fasses soigner tu sais ?)
Oh, Madame j'ai besoin d'un gros câlin. Mais putain pourquoi j'ai pas remis de lame dans mon portefeuille ?! Je n'ai même pas de ciseaux, pas de compas. Je peux toujours essayer de briser le miroir... (Réfléchis, putain, réfléchis) Un crayon bien taillé... Non, non ca ne me fait pas assez mal... Une spirale de l'agenda que j'aurai cassée ? Frotter vite en fort un élastique contre ma peau pour me brûler... (Désespérante...). Putain j'ai même plus d'ongles... Qu'est ce que t'en penses Madame...
Aide-moi..."


Après une sale envie de m'envoyer le poing dans une vitre. Voir le verre voler en éclat, le sang couler, du sang sur toute la main, sur la vitre, des gouttes par terre...
Mauvaise idée hein?
Alors partir du cours en courant, dévaler les escaliers, vite , vite... Puis se cacher sous les escaliers... Se faire toute petite et pleurer... Pleurer... Mais pas trop fort parce que ca résonne pas mal... Et la poussière par terre... Pas grave... Vouloir disparaitre... Si je ferme les yeux sur le monde, le monde ferme les yeux sur moi? Si je fais comme si je n'existait pas, le monde fait pareil? Il y a trop de lumière... Fermer les yeux et pleurer encore... S'en aller... Loin... Loin de tout... Tellement loin... Hors de portée...
Après le trou noir... On m'a retrouvé, et si oui qui? Ou alors je suis sortie toute seule de ma cachette? Quand?
Et qu'est ce que j'ai bien pu faire après... Je crois que j'ai gueulé sur quelqu'un... Ou alors on a gueulé sur moi... Je me rappelle vaguement avoir assister au cours d'histoire ou alors je confonds avec celui de jeudi... J'ai pris le bus? Ou ma mère devait passer me chercher... Je ne sais plus... J'ai enfin pris mes médocs en rentrant chez moi? Surement... Vague souvenir du RDV chez la psy... Et après? Je sais pas, je sais plus... Le dernier souvenir sûr date de ce matin quand je me suis réveillée...
Ça me fait peur... J'ai eu de la chance parce que j'aurai pu faire n'importe quoi... Me réveiller à l'hôpital Ou ne pas de réveiller (un sommeil sans fin... The lullaby of Eternal Sleep)... Peur... Qu'est ce que j'ai bien pu faire putain??? Oh non, lundi il va falloir y retourner et les revoir...

# Posté le samedi 18 octobre 2008 07:37

Modifié le mardi 02 décembre 2008 05:38

Il faudra que tu tombes combien de fois de ton nuage pour comprendre qu'une chute ca fait mal?

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 13:33

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 07:57

C'est tellement compliqué... Tout est tellement compliqué...
A croire que je le fais exprès. A vrai dire, je le fait exprès.
Je sais très bien que ca va mal finir mais je ne peux pas m'en empêcher.
Il faut que je m'embarque dans des histoires compliquées.
Ça t'éclate de t'écraser au sol à chaque fois hein?
Parce que si je ne souffre pas, je ne ressens rien.
Et c'est tellement horrible d'errer dans les limbes...


Aligner les instruments comme dans un bloc opératoire.
Ciseaux, lames, coupe-ongle, rasoir, tee-shirt, mouchoirs.
Et c'est parti!
Placer le bras sur le tee-shirt pour pas tacher le lit.
Prendre une délicate lame.
Et commencer le rituel.
Encore et encore...
Parfois pendant des heures...
S'émerveiller devant le sang qui sort, sort, sans jamais s'arrêter.
Avoir un peu peur. Peur d'être aller trop loin.
Mais Elle est là pour me rassurer.
Et puis ca fait tellement de bien.
Faire s'entrecroiser les plaies, pour le plaisir de cette douleur aigue.
Le tee-shirt imbibé de sang qui n'arrive plus à tout absorber parce que ca coule trop vite.
Et là, je me sens bien. Vraiment bien.
Là, je sais où j'ai mal. Je sais pourquoi.
L'enfer c'est tellement moins affreux que les limbes.

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 15:47

Je suis comme une maison.
Une maison fade et insipide, plutôt moche même.
Mais elle est entourée d'un joli jardin: l'herbe est bien verte, il y a des jolies fleurs de toutes les couleurs, des abeilles qui butinent, des papillons qui dansent et des oiseaux qui chantent, un chat étendu dans l'allée pavée.
Ça arrange les choses. Ça rend la maison plus accueillante.
Le seul problème ce sont toutes les fissures sur la façade. Mais ca se cache des fissures.
Alors tous les gens qui passent devant ne se doutent de rien.
Parce que pour connaitre vraiment cette maison il faut ouvrir le portail, avancer jusqu'à la porte d'entrée et bien sur avoir la clé. Et quand on a réussi à pousser la porte on découvre des ruines, de l'humidité, des rats, de la moisissure, des araignées qui ont tissé des milliers de toiles, la plafond qui goutte, le bois qui pourri...
C'est parce que pendant des années on ne s'est occupé que de l'extérieur...
Maintenant c'est trop tard.
La maison tient debout mais pour combien de temps?

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 10:55

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 11:16

Toi c'est moi & moi c'est Toi.

Et une promesse brisée de plus.
Représailles.
Tu m'a punie n'est ce pas?
Parce que j'ai osé croire que je n'étais pas seule. Parce que j'ai osé prononcer Ton nom à voix haute. Parce que j'ai osé T'insulter. Parce que j'ai osé espérer. Parce que j'ai osé Te regarder droit dans les yeux. Parce que j'ai osé essayer de me libérer. Parce que j'ai osé sourire. Parce que j'ai osé dire "Non". Parce que j'ai osé me relever. Parce que j'ai osé essayer de Te frapper.
Alors Tu m'as renvoyer ma solitude à la figure. Tu m'as montré qui dirige. Tu m'as obligée à m'excuser. Tu m'as montrer que le peu d'espoir qu'il m'arrive parfois d'apercevoir n'est qu'une illusion. Tu m'as fait baisser les yeux. Tu m'as montrer que Tu me tiens toujours en laisse. Tu m'as fait saigner. Tu m'as fait me prosterner devant Toi. Et tu m'as frappée deux fois plus fort.
Histoire que je comprenne qui commande. Je crois que j'ai compris. Pardonne-moi & prends moi dans Tes bras s'il Te plait...
J'aimerai savoir... Comment on fait pour devenir aussi forte que Toi?
Oh, il faut souffrir encore & encore...
Souffrir... Ça, je crois que je connais.
Avoir peur, tout le temps. La gorge serrée, le ventre noué, la tête qui implose, le coeur qui étouffe.
Je peux m'habituer à mentir, à faire semblant, à souffrir en silence, à etre dépendante de foutus cachets beiges, à porter des pulls en été, à arriver avant tout le monde dans les vestiaires pour me changer, à passer toute mon énergie à me concentrer sur le fait que je dois tenir, je peux m'habituer à beaucoup de choses mais pas indéfiniment.
Ça fait tellement de mal d'aller bien.
Ça fait tellement de bien d'aller mal.



Enfermée dans une cage que tu as toi même bâtie
D
e plus en plus étroite chaque nuit,
C
omment fais-tu pour ne pas suffoquer?
Les parois sont faites de tous les mots qu'il n'a pas dit
Tu les as pris un à un, et tu as construis.
E
n fait si, tu suffoques mais tu fais tout pour le cacher.
Des parois transparentes comme à ses yeux est ta vie
Mais aussi dures que tous les coups que sans rien dire tu as subits.
Et tu es obligée de saigner pour respirer.
Une cage dans laquelle tu t'es enfermée petit à petit.
Un coin dans le noir, c'est le prix de ta survie.
D
is-moi Madame, Tu connais le secret pour oublier?
Toi c'est moi & moi c'est Toi.

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 07:39

Modifié le lundi 01 décembre 2008 04:32

Clinique Marigny
Service Clerembaut
Chambre 115

# Posté le vendredi 21 novembre 2008 13:10

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 09:46