Petite soeur... Je... J'ai peur...

Comment fait-tu pour avoir encore de l'espoir? Au fond de toi, tu sais que tout est fini. Alors arrête de te faire de faux espoirs.
Ta gueule
Pardon?
TA GUEULE
A quoi bon te rebeller? Tu as bien vu comment ca a fini la dernière fois, J'ai même pas eu besoin de te parler.
...
C'est bien, ne dis rien.
Je Te haie.
Moi Je t'aime.
...
Je sais que tu M'aimes, quoi que tu dise.
Tu vas retourner là d'où Tu viens.
Tu ne comprend pas? J'ai toujours était là, Je ne t'ai pas quitté depuis que tu as compris que tu allait devenir comme lui. J'ai juste attendu le bon moment.
Je ne deviendrai pas comme lui.
Si, c'est justement ce que tu es en train de faire. Tu crois le faire sortir de toi mais il ne fait que te posséder un peu plus.
Non.
Si, tu le sait très bien.
NON! LAISSE MOI TRANQUILLE!!
Si Je meurt, tu meurs. Je suis comme toi, je te ressemble. Je suis toi.


Ma psy dit que je dois te trouver un nom & un visage.
Tu T'apelles Madame & Tu es sombre, tellement sombre. Sombre & froide. Tu as un grand manteau noir, un manteau de ciel sans étoile. Tu m'enveloppes dans ce manteau... Un jour Tu vas m'étouffer avec.

# Posté le dimanche 27 avril 2008 08:21

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 07:55

Ça va... Je crois...
Je ne suis plus sure de rien.
J'ai juste péter un câble hier, sinon ca va...
Oh, pas grand chose... J'avais juste besoin d'effacer le mot qui m'a martelé l'esprit toute la journée.
Enfin pas grand chose... Ça dépend de ce qu'on attend par pas "grand chose".
Aller, en gros, une cinquantaine (50????)
Si c'est pas profond,c'est pas grave, non?
Dites moi que c'est pas grave... (Mais t'es folle?!?!?)
J'ai besoin qu'on me dise que c'est pas grave...
Reste juste à savoir si c'est pour ça que aujourd'hui c'était à peu près correct.
J'espère pas... Remarque comme ca, je serai sure que ca me fait vraiment du bien...
Faut que j'arrête de dire des conneries (Oui, parce que là ca craint)
Aller, calme toi... Respire... Pourquoi ca fait mal de respirer?
Madame...
C'est normal d'être en admiration devant des cicatrices?
Parce qu'il est beau ce pourpre...
Putain mais tait-toi!!


Je regarde ces êtres masqués autour de moi
Qui sont-ils ? Que me veulent-ils ?
Que font-ils autour de mon corps inerte ?
De ma hauteur je peux contempler
Le sang et la haine de ce qui fut jadis
Mon corps et ma vie.
Je sens une force en moi
M
e guider ailleurs, loin de ce monde
Par delà cette chair, par de cette ombre.
Cet esprit rayonnant en face de moi
M'attire et m'enveloppe
Comme si je ne pouvais y échapper.
C'est ma destiné qui m'appelle
La fin de toute chose
Et le commencement d'une autre.
Mais soudain tout s'assombrit.
Et les tambours de nouveau retentirent
Comme pour marquer mon retour à la mort
Je ne voulais pourtant pas revenir
Et tout est à recommencer
P
ourquoi m'avez-vous ramené ?
Je vous teste.

C'est beau non?
Ahah, moi j'en pleure...
Comme j'aime écouter ces chansons, cette chanson en particulier...
Moi & ma vieille bonne musique...

Que suis-je ? Je ne le sais...
Pourquoi ? Mon destin...
La vie ? Trop longue...
Mourir ? Jamais...
Souffrance ? Eternelle...
Avenir ? Incertain...
Que faire ? Espérer...
A quoi bon ? Je ne le sais...

# Posté le mercredi 14 mai 2008 14:29

Modifié le samedi 31 janvier 2009 10:45

Le sang mêlé aux larmes rendait le spectacle inoubliable, accentuait la tristesse de la scène, effrayait même la mort...
DONNEZ MOI DU BONHEUR EN COMPRIMES...

# Posté le mardi 27 mai 2008 09:05

Oh, my precious sister, it's you who I adoreIn spite of those sleepless nights you still keep carrying on

Merci
Merci pour ces après-midis
Merci pour ces soirées
Merci pour cette nuit
Merci pour demain
Merci d'être là
Merci d'écouter
Merci de comprendre
Merci de m'aider
Merci...
Je ne sais pas quoi dire d'autre
Mais tu comprends ce que je veux dire :)
Je t'aime

Madame, seule face à toi on ne peux presque rien... Mais si on s'y met à deux?
Oh, my precious sister, it's you who I adoreIn spite of those sleepless nights you still keep carrying on

# Posté le mardi 27 mai 2008 09:48

Tu aimes ca hein?
De quoi?
Ton pouls qui s'accélère quand tu t'apprêtes à le faire, sentir la chair céder, le sang commencer à monter, puis couler, couler le long de la plaie, de ton bras, de ton poignet, de ta main, de tes doigts puis venir mourir sur la porcelaine blanche et froide du lavabo et continuer son chemin vers les profondeurs du siphon.
...
Hein que tu aimes?
Je...
Dit-le!
NON!
DIT LE!
Oui...
Pardon? Je n'ai pas bien entendu
Oui!
Oui quoi?
OUI J'AIME CA, J'AIME CA!!!
Oui qui?
Oui, Madame...
C'est bien ma chérie...
Maintenant vas-t-en... S'il te plait...
A plus tard mon ange... J'ai arraché une nouvelle plume de tes ailes meurtries...

Une lueur scintille dans la nuit et l'ange tombe du haut des cieux, les ailes déchirées par son dieu. Une goutte de plus parmi les pluies.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 12:26

Baudelaire

Quand nous respirons, la Mort dans nos poumons descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes

Ô douleur, ô douleur! Le Temps mange la vie
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croit et se fortifie

Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures
Fait couler le rocher et fleurir le désert
Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
L'empire familier des ténèbres futures

"D'où nous vient, disiez-vous, cette tristesse étrange
Montant comme la mer sur le roc noir et nu?
- Quand notre coeur a fait une fois sa vendange
Vivre est un mal, c'est un secret de tous connu"

Laissez, laissez mon coeur s'enivrer d'un mensonge

Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?

Je veux bâtir pour toi ma maitresse
Un autel souterrain au fond de ma détresse
Et creusé dans le coin le plus noir de mon coeur
Loin du désir mondain et du regard moqueur

Enfin pour compléter ton rôle de Marie
Et pour mêler l'amour avec la barbarie
Volupté noire! des sept péchés capitaux
Bourreau plein de remords, je ferai sept couteaux
Bien affilés, et comme un jongleur insensible
Prenant le plus profond de ton amour pour cible
Je les planterai tous dans ton C½ur pantelant
Dans ton C½ur sanglotant, dans ton C½ur ruisselant

Je suis la plaie et le couteau
Je suis le soufflet et la joue
Je suis les membres et la roue
Et la victime et le bourreau
Je suis de mon coeur le vampire
Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamné
Et qui ne peuvent plus sourire

Il me semble parfois que mon sang coule à flot
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots
Je l'entend qui coule avec un long murmure
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure

Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire
Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire
Elle regardera la face de la Mort
Ainsi qu'un nouveau-né sans haine et sans remord

C'est la Mort qui console, hélas! et qui fait vivre
C'est le but de la vie et c'est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre
Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir

Le coeur plein de songes funèbres
Je vais me coucher sur le dos
Et me rouler dans vos rideaux
Ô rafraichissantes ténèbres
Je veux un scalpel... Comme ceux des chirurgiens à la télé...
Baudelaire

# Posté le lundi 09 juin 2008 12:27

Modifié le lundi 09 juin 2008 15:01

Mais pourquoi je me sens triste, en colère contre eux, juste parce que je suis pas sur ce stupide diaporama? C'est ma faute après tout, je suis presque pas venue les dernières semaines... Mais quand meme... Je sais pas... C'est blessant, très blessant... Pourquoi j'arrive pas à m'en foutre? Pourquoi il faut que tout me fasse autant de mal? Une espèce de punition je suppose... C'était surement pas leur intention... Mais le résultat est là. Elle aurait pu mettre d'autres photos, y'en a plein qui ont été prise dans l'année où je suis dessus... Ou me passer un coucou... Ou préciser qu'il manquait une personne... Quelque chose, n'importe quoi... Et puis pourquoi j'arrive pas à pleurer? Pleure, putain PLEURE! C'est pas bon signe... J'avais dit, j'avais promis que je tiendrai 1 mois. Alors je vais le faire. Je vais oublier toutes ces conneries. Oublier, voilà.
Aller, tais-toi Melody, tu dis n'importe quoi. Retournes t'enfermer dans ta chambre.

# Posté le lundi 23 juin 2008 10:34

Modifié le mardi 02 décembre 2008 05:34

...2 semaines...

S'évanouissant devant les sourdes flammes, le silence reprit son trône. Affirmant la tyrannie, retrouvant l'ataraxie...
Mais qu'apporterait le néant face à cette entaille béante qu'est la mort ?
Qu'est ce que la délivrance ? Probablement ce précipice, destin propice d'un sacrifice...
Tant de questions, tant d'hésitations...
Pour si peu de réponses et si peu de temps...
Silence macabre... Silence de la mort...
Envie de faire le tour de mon poignet avec un scalpel... Envie de me faire vomir aussi... Faut que je tienne...
...2 semaines...

# Posté le vendredi 27 juin 2008 16:04

Modifié le lundi 30 juin 2008 16:07

Disons que ma vie est une cassette.
J'appuie sur le bouton Pause pour savoir si ensuite j'appuie plutot sur Play ou sur Eject...

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 07:04

La désolation est l'exécutoire des émotions humaines

La désolation est l'exécutoire des émotions humaines
Fin de vacances... Tu as l'impression tu n'as jamais passer des vacances comme celles là.
Sur deux mois et demi (bon ok, 4 mois, si on compte qu'a partir de mi-mai ta présence au lycée est devenue plus que rare...) tu ne crois pas avoir passer plus d'une semaine où tu te sentais bien.
Tu sais, tu passes une semaine à la mer, et en une semaine tu sors juste deux fois, pour acheter le pain. En une semaine tu poses pas une fois le pied sur le sable, tu ne sens pas une seule fois l'eau glacer tes orteils. Tu restes à la maison, tu fixes l'écran de télé, mais tu ne regardes, non parce que tu n'es là que physiquement. Dans ta tête, tu es complètement ailleurs. Ou plutôt nulle part. Et on t'engueule parce que tu restes prostrée sur le canapé. Et tu t'en fous. Et on se fout de ta gueule en te disant que t'es comme une loque. Et tu t'en fous. Et on te demande si tu comptes lever tes fesses avant Noël. Et tu t'en fout. Mais ca te fait mal. Tu voudrais juste arriver à leur jeter à la gueule toute cette haine, tout ce dégout, tout ce qui est à l'intérieur de toi, tout ce qui te salit. Mais tu peux pas. Ou alors tu ne veux pas..? Oh non, tu ne veux pas, parce que c'est à travers cette souffrance que tu vis et que si tu la sors de toi-même tu sais que tu ne sera plus rien. Tu préfères souffrir que errer. Tu préfères aller mal que ne rien ressentir.
C'est tellement horrible le néant.
Et le soir, tu te déshabilles et tu regardes ces choses immondes gravées sur toi. Ton avant-bras, ton épaule, ta hanche. Oh, la hanche, ce que ca fait mal. Ça tire, comme si les plaies voulait se déchirer. Oui, comme si ta peau aller se déchirer. Tu te lèves tu as mal. Tu t'assoie, tu as mal. Tu croises les jambes, tu as mal. Tu marches, tu as mal. Tu as tellement mal que tu ne peux porter que ce vieux jogging détendu de partout, parce que le reste ca frotte. Putain, même une jupe ca frotte et ca te donne envie de pleurer. Alors le soir tu grattes, tu grattes ces immondices. Et ca fait mal, très mal, tellement mal. Et si par malheur on t'éffleures tu te met à gueuler tellement que tu as mal. Et quand tu n'aura plus mal, tu auras honte. Parce que ca fera dix-sept cicatrices rouges, longues et boursoufflées. Et tu les tartinera de crème cicatrisante matin et soir pendant des semaines en espérant qu'elles deviendront moins voyantes. Mais il faudra du temps, beaucoup de temps. Le temps guérit tous les maux, tu sais...
Et dans dix jours retour au lycée. Mais comment est-ce que tu vas faire pour le supporter? Pour supporter de passer tes journées entourée de gens? Comment ne pas se mettre à pleurer? Comment de pas avoir honte? Comment ne pas avoir peur? Oh, ca va etre dur. En fin de compte même si pendant les vacances tu te fais chier, au moins tu n'es pas obligée de te montrer au monde. Juste etre seule. Toute seule. Pour de vrai. Aussi seule physiquement que tu l'es dans ta tête. Comme ca pour une fois, les choses seront à leur place.
Et voilà tu repleures... Et tu sais pourquoi? Non, tu ne sais même pas pourquoi, tu pleures c'est tout. Ça fait une semaine que tu retiens, que tu regardes la lame mais que tu ne l'utilises pas. Parce que tu veux le faire à l'avant-bras mais que ca sera trop dur après. Parce qu'elle comprendra vite et qu'elle te le fera payer. Alors tu attends avec impatience l'automne pour pouvoir t'acharner sur ton avant-bras parce que c'est ce qui saigne le mieux. Et en attendant tu feras ca ou? L'épaule encore? Ou alors en dessous, là ou ta peau est cachée, en bas des aisselles. Ça se verra pas trop. Oh, non l'avant-bras te fait tellement envie. Juste une entaille. Juste une... Une dizaine... Une centaine.
Oh oui, Madame, des centaines et des centaines, partout, partout, partout!

# Posté le samedi 23 août 2008 16:55

Modifié le samedi 18 octobre 2008 15:46